mercredi 1 septembre 2010

Notre Sainte Eglise Orthodoxe est vivante




Fondation d'une première église russe au Costa Rica

Le 27 janvier 2008, Mgr Gabriel, évêque orthodoxe de Manhattan (Eglise russe hors frontières), a béni les fondations de la première église russe au Costa Rica. L'église se trouvera dans la ville de Coronado sur un terrain que s'est acquis la communauté russe locale. 
Elle sera dédiée, selon le souhait du Synode de l'Eglise russe hors frontières, à Notre-Dame de Vladimir. Les fondations contiendront une capsule avec les reliques du saint prince André Bogolioubski qui, en 1156, apporta l'icône de la Mère de Dieu de Vladimir de la région de Kiev à Vladimir. 
Une centaine de fidèles orthodoxes, ainsi que le consul de la fédération de Russie à Costa Rica V. Nikolaenko, ont participé à la cérémonie de la fondation de l'église qui a été suivie de la divine liturgie en plein air, présidée par Mgr Gabriel également. Au cours de la liturgie, Mgr Gabriel a institué comme sous-diacre un des fidèles orthodoxes vivant au Costa Rica.

mardi 31 août 2010

Repentance, le meilleur soin de l'Âme et du Corps


 

Prière de repentance de Saint Nicolas (Vélimirovitch)
Pour tous les péchés des hommes, je me repens devant Toi, Seigneur miséricordieux. En effet, la semence de tous les péchés coule dans mon sang ! Avec Ta miséricorde et mon effort, j'empêche de pousser cette moisson de mauvaises herbes jour et nuit, de sorte qu'aucune ivraie ne puisse pousser dans le champ du Seigneur, mais seulement du blé pur.
Je me repens pour tous ceux qui sont inquiets, qui chancellent sous le poids des soucis et ne savent pas qu'ils doivent mettre tous leurs soucis sur Toi. Pour l'homme faible, même l'inquiétude la plus mineure est insupportable, mais pour Toi une montagne de soucis, c'est comme une boule de neige jetée dans une fournaise ardente.
Je me repens pour tous les malades, car la maladie est le fruit du péché. Quand l'âme est purifiée par le repentir, la maladie disparaît avec le péché, et Toi, mon Eternelle Santé, tu fais Ta demeure dans l'âme.
Je me repens pour les incrédules, qui, par leur incrédulité amassent des tracas et des maladies à la fois sur eux-mêmes et sur leurs amis.
Je me repens pour tous ceux qui blasphèment Dieu, qui blasphèment contre Toi sans savoir qu'ils blasphèment contre le Maître, Qui les vêt et les nourrit.
Je me repens pour tous les tueurs d'hommes, qui prennent la vie d'un autre pour préserver leur propre vie. Pardonne-leur, Seigneur, Très Miséricordieux, car ils ne savent pas ce qu'ils font. Car ils ne savent pas qu'il n'y a pas deux vies dans l'univers, mais une seule, et qu'il n'y a pas deux hommes dans l'univers, mais un seul. Ah, comme ils sont morts ceux qui déchirent le coeur en deux!
Je me repens pour tous ceux qui portent de faux témoignage, car en réalité ils sont homicides et se suicident.
Pour tous mes frères qui sont des voleurs et qui accumulent des richesses inutiles, je pleure et je soupire, car ils ont enterré leur âme, et n'auront rien pour aller devant Toi.
Pour tous les arrogants et les vantards je pleure et je soupire, car devant Toi, ils sont comme des mendiants aux poches vides.
Pour tous les ivrognes et les gloutons, je pleure et je soupire, car ils sont devenus serviteurs de leurs serviteurs.
Pour tous les adultères je me repens, car ils ont trahi la confiance de l'Esprit Saint, Qui les a choisis pour former une nouvelle vie à travers eux. Au lieu de cela, ils se sont détournés du service de la vie pour détruire la vie.
Pour toutes les mauvaises langues, je me repens, car ils ont détourné le don le plus précieux, le don de la parole, en sable de pacotille.
Pour tous ceux qui détruisent le foyer et la maison de leur prochain et la paix de leur prochain, je me repens et je soupire, car ils appellent une malédiction sur eux-mêmes et sur les leurs.
Pour toutes les langues mensongères, pour tous les yeux méfiants, pour tous les cœurs enragés, pour tous les estomacs insatiables, pour tous les esprits enténébrés, pour toutes les mauvaises volontés, pour toutes les pensées inconvenantes, par toutes les émotions meurtrières... Je me repens, je pleure et je soupire.
Pour toute l'histoire de l'humanité depuis Adam jusques à moi pécheur, je me repens car toute l'histoire est dans mon sang. Car je suis en Adam et Adam est en moi.
Pour tous les mondes, grands et petits, qui ne tremblent pas devant Ta présence ineffable, je pleure et je clame:


Ô Maître Miséricordieux, aie pitié de moi et sauve-moi! "


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

samedi 28 août 2010

Dormition de la Mère de Dieu

Voici des blogs avec des articles sur la Fête de la Dormition:
Blog "Moinillon au quotidien" du Père Philarète (Monastère de Munich)
Blog "Orthodoxologie" de Claude Lopez
Blog "Spiritualité Orthodoxe et Tradition" du Père Nicodème


La Dormition (ou "Repos") de notre Toute Sainte Dame, la Mère de Dieu, et toujours Vierge Marie.
Commémorée le 15 / 28 Août
   Après l'Ascension au Ciel de notre Seigneur Jésus-Christ, La très Sainte Mère de Dieu resta auprès des Apôtres qui prirent soin d'Elle. Le Christ la confia à l'Apôtre Saint Jean le Théologien.
Durant la journée, elle vivait dans la maison des parents de Saint Jean, près du Mont des Oliviers.
   La Mère de Dieu était une source de grande Consolation et d'Edification non seulement pour les Apôtres, mais aussi pour tous les croyants. Conversant avec eux, elle leur racontait tous les miracles et tous les événements qu'elle avait vécu avec son Fils, le Christ: l'Annonciation, la Conception Divine et sans semence, la Naissance  sans souillure et sans douleurs du Christ, l'enfance du Christ, et toute la Vie terrestre du Christ.
Tout comme les Apôtres, elle a beaucoup aidé à semer et à renforcer la Foi Chrétienne, et l'Eglise Chrétienne, par Sa Sainte Présence, pas Ses discours, et surtout par Ses Prières.
   Le Respect et la Révérence des Apôtres pour la Toute Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie étaient immenses et extraordinaires.
   Après avoir reçu le Saint Esprit, le Jour de la Pentecôtes, les Apôtres restèrent principalement à Jérusalem durant environ 10 ans, attendant le Salut des Juifs, mais surtout, ils voulaient voir la Mère de Dieu et entendre son Enseignement et ses Saintes Paroles inspirées.
   Un grand nombre de nouveaux convertis ("illuminés" dans la Foi) venaient de très loin jusqu'à Jérusalem, pour voir et entendre la Toute Pure Mère de Dieu.
   Durant la pérdiode des persécutions contre la jeune église du Christ commencée par le roi Hérode (Actes 12:1-3), la Toute Sainte Mère de Dieu, avec l'Apôtre Saint Jean le Théologien, se retira à Ephèse en l'an 43.
A ce moment, c'est l'Apôtre Saint Jean le Théologien qui prêchait l'Evangile.
La Mère de Dieu se rendit à Chypre avec Saint Lazare, celui que le Christ avait ressuscité du tombeau après quatre jours.
   La Mère de Dieu se rendit ensuite sur la Sainte Montagne de l'Athos à propos de laquelle, comme nous le transmet Saint Stéphane Sviyatogorets de la Sainte Montagne, la Mère de Dieu prophétisa: "Ce Lieu me sera dédié, il me sera offert par mon Fils et mon Dieu. Je serai la Patronne de ce Lieu et l'Intercésseur devant Dieu pour ce Lieu".
   Le respect des anciens Chrétiens pour la Mère de Dieu était si grand, qu'ils ont préservé tout ce qu'ils ont pu comme connaissances à propos de la Sainte Vie de la Mère de Dieu, et ils ont également noté par écrit tout ce qu'ils ont pu concernant Ses Saintes Paroles, et ses Faits. Ces anciens Chrétiens nous ont même transmis les traits de son apparence extérieure (Icône de Saint Luc).
   Selon la Tradition,

vendredi 27 août 2010

Arvo Pärt

Mon fils Grégory, 18 ans, étudie la musique. Il m'a fait découvrir ce compositeur moderne.
D'origine Estonienne, Arvo Pärt est né en 1935.
Sa musique d'inspiration religieuse (Arvo Pärt est orthodoxe) a été sévèrement discréditée par le régime communiste de l'époque.

vendredi 30 juillet 2010


Icône de Sainte Marina

Vie de Sainte Marina

Orpheline de mère dès la naissance (sa mère est morte en couches), Sainte Marina avait un père païen. Il confia l'éducation de l'orpheline à une femme qui se trouvait être chrétienne.
En vivant à Antioche à cette époque, étant donné que le peuple vénérait encore de nombreux dieux, le père de Sainte Marina n'a pas réalisé que la femme qu'il avait choisie pour éduquer sa fille était chrétienne.
C'est donc sans problèmes et en toute discrétion que Sainte Marina fut élevée dans la Foi Chrétienne.
Son Amour pour Jésus-Christ grandissait avec le temps et quand Marina devint une jeune adulte, elle aimait le Christ avec une telle passion, qu'elle décida de Le servir toute sa vie. C'est sans peur qu'elle décida de révéler à son père païen qu'elle était chrétienne. Et par une bénédiction de Dieu, en apprenant la Foi Chrétienne de sa fille, le père de Sainte Marina ne fit rien pour l'empêcher de suivre le Christ.
Cependant, sa chance tourna.
Un jour, alors qu'elle se rendait à l'église, Olymbrios, un préfet de la province, vit Sainte Marina. Il tomba instantanément amoureux de la jeune fille et décida de l'épouser. Dans l'espoir de gagner son coeur, il commença à lui faire une cour assidue.
Ne voulant pas offenser le préfet, Marina accepta ses visites avec courtoisie. Mais elle savait bien qu'un jour viendrait où Olymbrios  lui demanderait de l'épouser. Et elle espérait ardemment qu'il comprenne qu'elle avait déjà offert son coeur au Christ.
Le jour où Marina déclina l'offre d'Olymbrios, il ne s'offensa pas, et ne se découragea pas. Au contraire, il offrit à Marina de reconsidérer son offre de nombreuses fois. Mais Marina savait que le temps n'y ferait rien, et que rien ne pourrait changer les voeux qu'elle avait faits pour le Christ.
Ainsi donc Marina continua à décliner poliment les offres et invitations du préfet. 
Alors, Olymbrios, dans son orgueil, tourna sa passion amoureuse en vengeance et décida de faire regretter à Marina son refus et sa décision. On ne se refusait pas à lui, et elle devait "payer".
Olymbrios inventa une accusation et Marina fut convaincue de haute trahison à cause de sa Foi chrétienne. Jugée coupable, Marina fut condamnée à être torturée puis exécutée (peine capitale).
Marina fut mise à nu et battue sauvagement, puis fouettée jusqu'au sang, et on la brûla également avec des bougies. Puis on la jeta en prison avec toutes ses plaies ouvertes.
Dans son cachot, elle pria et demanda à Dieu de lui redonner force et courage.
Le diable lui apparut une première fois sous la forme d'un serpent. En le voyant, Marina fit le signe de la Croix, et immédiatement, le serpent explosa et disparu.
Marina fut alors entourée de la Lumière Divine, et une croix resplendissante et brillante, surmontée d'une colombe lui apparut. Provenant de la colombe, une voix dit à Marina de se réjouir, parce qu'un jour de grande réjouissance était arrivé. A l'instant même toutes ses plaies furent guéries.
Quand il la revit, Olymbrios fut très irrité de cette guérison et décida de soumettre Marina à de pires sévices: il ordonna qu'elle soit soumise au feu et à l'eau bouillante. Voyant que Marina survivait même à ces tortures comme si elle n'avait jamais rien subi, elle fut condamnée à mort par décapitation.
Le 17 juillet 289, Marina fut décapitée, mais le Christ lui apparut dans toute Sa Gloire juste avant de mourir.
Marina fut glorifiée parmi les Saints presque tout de suite, étant donné qu'il y avait un très  grand nombre de personnes qui avaient été témoins de sa survie miraculeuse à toutes ses tortures.
Les habitants du Village Ionien de Glypha en Grèce ont la chance bénie de pouvoir suivre la Divine Liturgie en l'Église Sainte Marina. Là ils apprennent la bravoure et le courage de Sainte Marina qui a offert sa Vie au Christ, ainsi que tous les miracles qui ont été accompli par ses prières et son intercession.

lundi 26 juillet 2010

Archange Gabriel


Icône de la Synaxe des Archanges Michel, Gabriel et Raphaël.

Tropaire, ton 4. (Tropaire de l'Annonciation)

Aujourd'hui, c'est l'aurore de notre Salut,
Où se manifeste le Mystère Eternel :
Le Fils de Dieu devient fils de la Vierge
Et Gabriel annonce cette Grâce.
Avec l'Ange disons donc à la Mère de Dieu :
Réjouis-toi, Pleine de Grâce, le Seigneur est avec toi !

Tropaire, ton 4.

Archistratège Gabriel, Commandant Suprême des Célestes Armées,
Malgré notre indignité, nous te prions
De nous protéger par tes prières et de nous garder
à l'ombre des ailes de ta gloire immatérielle,
Nous qui nous prosternons devant toi et te supplions instamment :
Délivre-nous de tout danger,
Grand Prince des Puissances d'en haut.

Tropaire, ton 4.

Toi dont le nom correspond à la Puissance de Dieu,
Dans l'Incarnation du Verbe, tu sers
Comme stratège des incorporelles armées;
Et tu annonces à la Vierge Marie
La Bonne Nouvelle, lui disant:
Réjouis-toi de concevoir notre Dieu!
Pour le Salut de qui te chante, prie-Le, saint Archange Gabriel.

Kondakion, ton 2.

Ô Sage Gabriel, Toi le Capitaine des Anges,
Ministre de la Gloire de Dieu, et champion divin du monde,
Toi qui peux contempler la Gloire de Dieu dans les Cieux,
Et qui accordes la Grâce Divine sur la Terre,
Sauve et protège ceux qui Te crient de tout leur cœur:
Sois notre protecteur et notre soutien, et nul ne pourra plus rien contre nous !

Kondakion, ton 2.

Ô commandant en chef des armées célestes de Dieu,
Ministre de la Gloire divine,
Capitaine des anges et Héraut auprès des hommes,
Nous te supplions de nous accorder grande pitié et tout ce qui nous est profitable,
Toi le commandant suprême des Êtres Incorporels

Synaxe : mot grec qui signifie "rassemblement", réunion.
Dans le calendrier liturgique, la célébration ou la commémoration de plusieurs saints, prophètes, anges, archanges, ou martyrs est appelée "synaxe".
Quand il s'agit de la Fête d'un Saint ou d'un Archange comme ici, on désigne parfois aussi sous le terme de synaxe l'ensemble des événements ou miracles qui concernent le Saint.
En l'occurrence, l'Archange Gabriel est célébré lors de la Fête de l'Annonciation, - le 26 mars -, mais également le 8 novembre lors de la Synaxe des Archanges.

dimanche 25 juillet 2010

Icône de la Très Sainte Mère de Dieu dite "aux Trois Mains"

12 / 25 Juillet
     
Icône de la Très Sainte Mère de Dieu dite "aux Trois Mains"

Au IXème siècle, durant la période iconoclaste, un moine, Saint Jean Damascène (+c. 780, commémoré le 4 décembre), vénérait les icônes avec un grand zèle, fidèle à la Foi Orthodoxe, et rejetant l'hérésie iconoclaste.
A cause de sa Foi, il fut trahi par l'empereur et iconoclaste Léon III l'Isaurien (717 - 740)
(monnaie d'or frappée à l'effigie de Léon III et de son fils Constantin V).

Léon III dénonça Saint Jean Damascène par des propos calomnieux au calife de Damascène, attestant que le moine Jean avait commis des actes perfides et de haute trahison contre le calife. Le calife donna des ordres pour que la main du moine soit coupée (le moine Saint Jean Damascène était réputé pour la grande qualité de son iconographie), et qu'elle soit exposée sur la place du marché de la ville. Vers le soir, Saint Jean qui avait demandé au calife de pouvoir récupérer sa main coupée, la replaça sur le moignon de son poignet et tomba à terre devant l'icône de la Mère de Dieu. Le moine supplia la Mère de Dieu de guérir sa main, qui avait écrit des textes et des icônes pour la défense de la Vraie Foi Orthodoxe. Après de longues heures de prières, il s'endormit et vit en rêve la Toute Pure Mère de Dieu lui offrir un travail difficile et sans faute avec sa main sauvée, puis se tourner face à lui et lui promettre une prompte guérison. A son réveil le moine vit à sa très grande surprise que sa main était intacte ! En guise de reconnaissance, il fit fabriquer une main en argent qu'il plaça sur l'icône de la Sainte Mère de Dieu. C'est depuis ce moment que cette Icône s'appelle désormais "des trois mains".
Selon la tradition, le Saint Moine Jean Damascène, composa une hymne de louange en l'honneur de la Mère de Dieu pour la remercier de ce grand miracle : "Toute la Création se réjouit en Toi, Toute Pleine de Grâces". Cette hymne est chantée à la place de l'hymne "Il est digne en vérité..." au cours de la Liturgie de Saint Basile le Grand.
Saint Jean Damascène fut tonsuré moine à la Grande Laure du Monastère de Saint Sava le Sanctifié, et là il offrit sa Sainte Icône Miraculeuse.
Les moines de la Grande Laure présentèrent l'Icône en bénédiction à Saint Savva, Archevêque de Serbie (+1237, commémoré le 12 janvier).
Durant une période d'invasion de la Serbie par les Turcs, les chrétiens qui voulaient préserver leur icône la remirent sous la protection de la Mère de Dieu elle-même. Ils placèrent l'Icône sur le dos d'un Âne, qui, sans conducteur, se rendit au Mont Athos, et s'arrêta devant le monastère de Khilendaria. Les moines placèrent avec respect la Sainte Icône dans l'Eglise-Cathédrale de leur monastère. A cette époque, le choix de l'Hygoumène de ce monastère était une cause de grande discorde. La Sainte Mère de Dieu accepta d'être elle-même à la tête du monastère et depuis ce temps-là, sa Sainte Icône a toujours occupé le siège de l'hygoumène dans l'Eglise. Et depuis ce temps, dans le monastère de Khilendaria, seul un vicaire est nommé, et non plus un Hygoumène, et les moines ont pris l'habitude de recevoir la bénédiction de la Mère de Dieu elle-même en obéissance pour chacune de leurs tâches.

Très Sainte Mère de Dieu, veuille guérir nos âmes de leurs faiblesses, comme Tu as guéri notre Saint Père Jean Damascène.
Saint Jean Damascène, prie Dieu et sa Sainte Mère pour le Salut de nos âmes !

vendredi 23 juillet 2010

Déposition de la Précieuse Tunique de notre Seigneur Jésus Christ en la Ville Impériale de Moscou (1625)


10 / 23 Juillet
  
Le Vêtement de notre Sauveur [Slavon "Riza", Grec "himatia", Latin "vestimenta", littéralement "survêtements"] n’est pas exactement la même chose que La Précieuse Tunique de notre Sauveur, - son “Chiton” (tunique en étoffe d’une seule pièce, sans aucune couture) [Grec et Slavon "khiton", Latin "tunica", littéralement "la tunique de sous-vêtement"] – une distinction est très clairement faite dans les Saintes écritures :
«  23   Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Et ils dirent entre eux : »
«  24   ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s’accomplisse cette parole de l’Ecriture : ils se sont partagé mes vêtements, ma tunique, ils l’ont tirée au sort … (psaume 21 : 18-19) »
(Jean 19 : 23-24).
La tunique dont il est fait mention est la chemise appelée « Chiton » (latin « tunica », grec « ton khitona »). Le chiton était fait d’une seule pièce tissée sans une seule couture du haut en bas. Cette pièce de tissu était de grande valeur, de grand prix, raison pour laquelle les soldats n’ont pas voulu la déchirer mais ont voulu la tirer au sort. Ainsi donc s’est accomplie l’écriture : « ils se sont partagé mes vêtements (slavon : riza, latin : vestimenta, grec : ta imatia), ma tunique (slavon : imatisme, latin : in vestem, grec : ton himatismon) ils l’ont tirée au sort ».
Selon la tradition de l’église orthodoxe Géorgienne (Gruzinian), la Précieuse Tunique de notre Seigneur Jésus-Christ, le Chiton, a été transporté par les Hébreux, plus précisément par le rabbin rabbi Elioz, de Jérusalem à Mtsketa. Elle se trouverait à présent cachée sous une crypte, dans les fondations de la cathédrale patriarcale de Svetitskhoveli, dans la ville de Mtsketa (la Fête en l’honneur de la Précieuse Tunique, le Chiton, de notre Seigneur, est célébrée le 1er octobre). Aucun des envahisseurs musulmans ne s’est risqué à s’emparer de cet endroit qui a été glorifié par la Miséricorde Divine par un Signe : « le Pilier Vivifiant ».
Le Précieux Vêtement de notre Seigneur, - en réalité une des quatre parties, la portion du bas plus précisément (d’autres parties de la Précieuse Tunique de notre Seigneur sont également connues en Europe de l’Ouest : dans la cité de Trier en Allemagne, à Argenteuil près de Paris), comme La Précieuse Tunique de notre Seigneur, - le Chiton -, d’ailleurs, se trouvait en Géorgie. Contrairement à la Précieuse Tunique de notre Seigneur (le Chiton), le Précieux Vêtement de notre Seigneur n’a pas été caché dans une crypte souterraine, mais a été associée au Trésor de la Cathédrale de Svetitskhoveli, et ceci, jusqu’au XVIIème siècle, lorsque le Shah de Perse Abbas Ier, après avoir dévasté et pillé la Géorgie, la déplaça avec les autres trésors pillés.
En 1625, dans le but de s’attirer les bonnes grâces du Tsar Michail Féodorovitch, le Shah fit offrir le Précieux Vêtement du Seigneur comme présent au Patriarche Philarète (1619 – 1633) et au Tsar Michail. L’authenticité du Précieux Vêtement a été attestée par Nectaire, Archevêque de Vologda, ainsi que par le Patriarche de Jérusalem, Théophanes, qui était venu exprès de Byzance, ainsi que par Ioannikes le Grec. Mais son authenticité a surtout été confirmée par les nombreux signes et miracles Divins qui se sont manifestés par l’intermédiaire de cette Sainte Relique.
Plus tardivement, deux autres parties du Précieux Vêtement arrivèrent à Saint Pétersbourg : une dans la Cathédrale Impériale du Palais d’Hiver, et l’autre dans la Cathédrale de Pierre et Paul (Petropavlosk). Une partie du Précieux Vêtement a vraisemblablement été conservée dans la Cathédrale de la Dormition à Uspenie, Moscou, et de petits fragments ont été déposés à Kiev, dans la cathédrale Sainte Sophie, dans le monastère Ipatiev près de Kostroma, et dans diverses vieilles églises.
A Moscou, chaque année, le 10 Juillet, le Précieux Vêtement de notre Seigneur est porté solennellement hors de la chapelle des Saints Apôtres Pierre et Paul de la Cathédrale d’Uspensky, et elle est placée sur un pupitre (analoghoi) pour être vénérée par les fidèles durant les Offices Divins. Après la Divine Liturgie, le Précieux Vêtement est remis à sa place.
En ce jour particulièrement solennel, un service dédié à la Vivifiante Croix de notre Seigneur est célébré, puisque, à l’origine, la déposition du Précieux Vêtement dans la cathédrale d’Uspensky en 1625 avait eu lieu le 29 mars, et qui se trouvait être à l’époque le Dimanche de la Vénération de la Vivifiante Croix durant le Grand Carême.

Tropaire de la Déposition de la Précieuse Tunique du Seigneur, ton 4.

En ce jour, fidèles, accourons, * vers cette Tunique Divine et porteuse de guérison,  * celle de notre Dieu et Sauveur, * qu’a bien voulu porter sur Sa chair * Celui Qui a versé Son Sang sur la Croix * pour nous racheter de l’esclavage de l’ennemi ; * en action de grâce, chantons-Lui : * par Elle, protège ce pays * et, dans Ton Amour pour les hommes, accorde à nos âmes le Salut.

Kondakion de la Déposition de la Précieuse Tunique du Seigneur, ton 4.

Comme vêtement d’immortalité * et de salutaire guérison,  * à tous les hommes tu as donné * ta Précieuse Tunique, Divin Trésor,  * dont Tu as bien voulu revêtir * la chair que Ta Nature Humaine a portée ;  * l’ayant reçue de tout cœur,  * nous célébrons cette fête brillamment,  * remplis de crainte et d’amour,  * et, comme à notre Bienfaiteur, nous Te chantons :  * Ô Christ notre Dieu, garde en Paix ce pays, dans l’immense tendresse de Ton Cœur.

mardi 20 juillet 2010

Premier Anniversaire de la Naissance au Ciel de Monseigneur Ambroise, Évêque de Vevey et de la Suisse

Mémoire Eternelle !  Вечная память!

Monseigneur Ambroise Cantacuzène,
évêque de Vevey et de la Suisse (1976 – 2009)








Aujourd’hui, 7 / 20 juillet 2010, l’Eglise Orthodoxe Russe se souvient de ce fils de prince – descendant d’un empereur byzantin par son père et de la famille Orloff par sa mère.

Le 20 juillet 2009, il y a déjà un an, notre Cher évêque Ambroise, de bienheureuse mémoire, quittait ce monde terrestre pour sa naissance au ciel.
Actuellement, son corps repose dans le jardin de l’Église Orthodoxe Sainte Barbara de Vevey dont il a été le pasteur depuis le dimanche 13/26 septembre 1976 en qualité de prêtre, et depuis le dimanche 13/26 septembre 1993 en qualité d’évêque, soit durant 33 ans de sa vie.
Il avait une mémoire phénoménale, de très grandes connaissances historiques, et surtout une connaissance sans faille du Droit Canon de l’Eglise Orthodoxe, de l’Ecclésiologie et de la Théologie Orthodoxe.
Parmi les œuvres majeures de sa vie que je connais (je ne suis qu’un modeste paroissien et je ne connaissais de loin pas toutes les activités de Monseigneur), il a fait d’importantes recherches sur les Saints Orthodoxes Suisses, a composé un Hymne Acathiste aux Saints Suisses, et a participé à l’Ecriture de l’Icône de tous les Saints Suisses.
Il a participé à de nombreux synodes de l’Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières, et a activement participé au rapprochement de l’EORHF avec l’Eglise Orthodoxe de Russie (dite « Patriarcat de Moscou »).

Parfois très exigeant, il était d’une grande patience, il avait une grande qualité d’écoute, et il a toujours été un fervent, ferme et inébranlable défenseur de l’Orthodoxie.
Je ne peux pas oublier les heures intemporelles que j’ai eu la grâce de recevoir en sa compagnie pour parler de toutes les questions théologiques ou ecclésiologiques que j’avais besoin d’aborder. Nous étions assis dans son petit jardin derrière l’église Sainte Barbara, jusqu’à des heures très tardives de la nuit (Wladika parlait parfois beaucoup, et même s’il partait dans certaines explications et qu’il semblait dériver, il revenait toujours sur les rails de la question initiale).
Il m’a raconté également de très importants témoignages de ce qu’il avait vécu auprès de Saint Jean de Shanghai, et de ses nombreux séjours au Mont Athos.

Nous avons perdu ce jour-là un Père aimant, un vrai Ami, un Pasteur très attentif, un Enseignant hors pair…un guide spirituel.

Que Dieu lui accorde la Paix et le Repos Eternel dans un Lieu de Lumière et de Douceur !
Que Dieu accueille son Âme dans son Royaume, parmi ses Saints !

Wladika Ambroise, priez Dieu pour nous !

Mémoire Eternelle !  Вечная память!

Ô Dieu, aie pitié de moi, pécheur ! (3x)

Ô Dieu, purifie le pécheur que je suis ! (3x)

Gloire à Toi, Ô notre Dieu ! Gloire à Toi !

Prière au Saint – Esprit

Roi du Ciel, Consolateur, * Esprit de Vérité, * Toi qui Es partout présent, et qui emplis tout, * Trésor des Biens et Donateur de Vie, * Viens, et demeure en nous, * Purifies – nous de toute souillure, * Et sauve nos âmes, Toi qui Es Bonté.

Dieu Saint, Saint et Fort, Saint et Immortel, aie pitié de nous ! (3x)

Prière

Prière des Heures

Toi qui en tous temps et à toute heure, * au ciel et sur la terre, Es adoré et glorifié, Christ Dieu,

Le Longanime, Le Riche en pitié, Le Très –Miséricordieux, *

Qui aimes les justes et Qui as pitié des pécheurs, *

Qui appelles tous les hommes au salut par la promesse des biens à venir; *

Toi, Seigneur, à cette heure, agrée aussi nos requêtes, * et dirige notre vie selon Tes commandements.

Sanctifie nos âmes, rends chastes nos corps. *

Redresse nos raisonnements, purifie nos pensées. *

Délivre-nous de toute tribulation, de tout mal et de toute douleur. *

Entoure-nous de Tes saints Anges comme d'un rempart, *

Afin que gardés par leur renfort et sous leur conduite, *

Nous parvenions à l'unité de foi et à la connaissance de Ta Gloire inaccessible, *

Car Tu es béni dans les siècles des siècles. *

Amen !


Mon Âme béni le Seigneur !